La radio

À l’origine de la RTS se trouve Radio Dakar créée en 1950, qui diffuse alors huit heures par jour. En 1951 deux stations apparaissent: Dakar Inter et Dakar Afrique, destinée à l’Afrique de l’Ouest.

En 1959 la fusion du Sénégal et du Mali dans la Fédération du Mali entraîne la formation de Radio Mali, créée à partir de Radio Inter. Dès le 20 août 1960, date où le Sénégal se sépare du Mali, Radio Mali devient Radio Sénégal, avec deux stations : La Chaîne Nationale et la Chaîne Internationale.

Pour ce qui est de la radio, on constate que 73 chaînes, tous types de supports confondus, ont été citées comme étant écoutées par au moins un Sénégalais sur l’ensemble du territoire et dans leurs localités respectives. Seules 3 d’entre elles couvrent l’ensemble du territoire, dont deux chaînes de service public.

• On note que 8 chaînes publiques et privées sont présentes sur un territoire commun constitué des régions de Dakar, Diourbel, Kaolack, Kaffrine, Matam, Saint-Louis et Thiès. Enfin, 57 chaînes communautaires ou locales ont été citées par les sondés.

• La radio est écoutée par près des trois-quarts des Sénégalais. Ce taux est légèrement plus élevé en zone urbaine qu’en zone rurale. En outre, toutes les régions ont des taux de pénétration de la radio supérieurs à 60%, excepté Sédhiou (35%) et Saint-Louis (58%).

• L’analyse de l’audience horaire de la radio montre que, d’une manière générale, la radio est plus écoutée dans la matinée, de 07h à 14h, et moins écoutée à partir de 14h, une tendance due à la concurrence de la télévision qui a une audience plus élevée à partir de 19h00.

• On observe, toutefois, une légère variation selon les régions, en particulier à Diourbel, Kolda, Matam. A Diourbel, plus singulièrement, on note deux périodes de grande écoute : 07h à 14h et 20h et 23h.

La radio, c’est aussi l’AM, la diffusion en modulation d’amplitude des ondes courtes, moyennes et longues.

Ondes Courtes

Depuis plusieurs dizaines d’années, la diffusion en ondes courtes offre une couverture sans frontière aux émissions de radio à vocation internationale. Sa portée très longue distance permet en effet de couvrir des zones géographiques éloignées et étendues. TDS-SA continue d’exploiter pour vous le potentiel des ondes courtes pour vous permettre développer ou lancer votre radio internationale.

Perspective AM

Perspective AM, l’offre de diffusion en ondes moyennes de TDS-SA, vous propose bien plus que des services : une véritable expérience de l’AM aux côtés d’un opérateur qui vous accompagnera pas à pas dans la concrétisation de vos ambitions.

La radio numérique, c’est-à-dire la diffusion de programmes de radio sous forme numérique, suppose communément une radiodiffusion numérique hertzienne et terrestre ; en pratique la radio numérique couvre un spectre bien plus large puisque sa diffusion existe par satellite et par internet depuis la fin des années 1990.

Contrairement à la radio analogique hertzienne (AM ou FM) où le son sous forme de signal électrique est transporté tel quel dans l’onde porteuse, la radio numérique envoie un son qui est d’abord numérisé puis compressé selon différentes techniques afin d’être transmis en optimisant la bande passante.

Ce signal numérique peut être diffusé en temps réel (streaming) ou enregistré et laissé à disposition pendant un certain temps (podcast).

Il existe deux modes principaux de diffusion de la radio numérique :

  • La radio numérique via Internet : Le signal est véhiculé par les réseaux Internet. Il peut être donc être reçu à partir de tout terminal connecté à Internet avec ou sans fil via différents types de lecteurs en fonction du format du « stream » (mp3, wma, aac, etc.).
  • La radio numérique terrestre (RNT), petite sœur de la télévision TNT, garde le principe d’une fréquence allouée à la chaîne de radio, mais cette fréquence est unique à l’échelle nationale. Cette radio numérique terrestre nécessite, pour être captée, un équipement spécifique (poste radio numérique).

Avantages:

  • La qualité du son est améliorée en radiodiffusion numérique par rapport à la radiodiffusion analogique (Rapport signal/bruit, bande passante, et diaphonie bien meilleures, absence d’interférences entre stations par rapport aux procédés de modulations analogiques AM ou FM).
  • un peu plus de radios : il est possible de diffuser plusieurs radios sur la même fréquence en compressant le signal. Cela sera intéressant pour les radios commerciales qui cherchent à s’implanter dans les 2 ou 3 villes françaises où la bande FM est saturée
  • Possibilité de véhiculer de l’information associée (musique : titre et auteur du morceau, données complémentaires d’information par exemple les coordonnées GPS d’un accident dans un flash routier, etc.).
  • Possibilité de diffuser le son en multicanal.

Inconvénients:

  • Risque d’absence de signal (décrochage) dans les zones à réception difficile (un exemple typique sont les pentes de la Croix rousse à Lyon). Avec le numérique soit le signal passe, soit il ne passe pas. En analogique, on pouvait écouter un signal dégradé. En numérique, ce ne sera pas le cas. Toutefois, un signal numérique est bien moins sensible aux interférences du fait de la correction d’erreurs.
  • Avec le passage au numérique, les radios devront nécessairement passer par un nouveau prestataire technique appelé « multiplexeur », chargé de coordonner la diffusion de neuf programmes sur une même fréquence. Ce multiplexage signe donc la fin de l’autodiffusion, une condition de l’indépendance totale qui avait permis les radios libres.
  • Au niveau de l’entité qui a un message à diffuser, le coût (transition vers le Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting en France par exemple) et l’environnement technique changent (notamment la double diffusion analogique/numérique avant le « switch off », le basculement définitif en numérique)

En construction.

La diffusion numérique, des changements importants dans la chaîne de valeur audiovisuelle.